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Olympe BHÊLY-QUENUM'S WORKS DESERVE TO BE KNOWN
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J'EN APPELLE AU PEUPLE DE MON PAYS À DESCENDRE MASSIVEMENT DANS LES RUES. APRES LE PREMIER TOUR AVANT LE DEUXIEME TOUR.

Je lis dans Nouvelle Tribune :



« Je ne veux pas remettre le pouvoir à Yayi Boni ».

C’est la déclaration faite par le chef de l’Etat à des diplomates étrangers, hier dans l’après-midi à la présidence de la République et rapportée par des sources proches de la rencontre. »



Je souhaite que chacun des chefs des Missions diplomatiques convoqués pour entendre une telle déclaration en informe son gouvernement parce que l’information de RFI intitulé Le jeu trouble de Kérékou est sans équivoque ; quand la rancune dégénère, devient une haine tendant à bafouer la Démocratie parce que le candidat Yayi Boni avait soutenu « le rival traditionnel de Nicéphore Soglo », les mains nues le peuple doit descendre dans toutes les rue du Bénin.

La déclaration anti-démocratique de Monsieur Mathieu Kérékou est scandaleuse : c’est le signe d’un pronunciamiento dont la nomination de Martin Dohou Azonyiho au rang de ministre d’Etat chargé de la Défense est un premier pas qui ne trompe personne et j’invite l’Armée à la désobéissance. La situation serait pis qu’en Côte d’Ivoire si la France y intervenait ; elle n’y gagnerait rien sinon la haine du peuple béninois..



J’invite donc formellement :



1° Monsieur Mathieu Kérékou à se souvenir de l’affaire TITAN, de la mascarade de mars-avril 2001 et des fraudes massives en sa faveur qui l’ont laissé de marbre.

2° à lire ou relire très attentivement l’extrait ci-dessous de ma Lettre ouverte à la Terre natale, et d’entrée je précise :



3° Ne devant rien à aucun candidat, je suis convaincu qu’aucun des trois ou quatre émergés du premier tour ne me connaît réellement.



4° On m’a signalé : « Lehady Soglo a réalisé un bon score à Ouidah » ; j’en suis heureux pour le jeune homme qu’il est mais ma passion pour ma ville natale ne l’emporte jamais sur mon Amour sans partage pour le Bénin, ma Terre natale.



5° « Doyen Olympe BHÊLY-QUENUM, méfiez-vous, on avait essayé de vous liquider pendant la Fête du Voudou à cause de votre prise de position contre les opposants au culte vodou » « Monsieur O B-Q on vous a traité d’intellectuel taré de trop, mes nervis ne désarment pas… »



J’exprime ma profonde gratitude aux auteurs de ces mises en garde ; mais ma vie n’a aucune importance. Qui gagnerait quoi que ce soit à un assassinat ? Je n’ai jamais peur de la Mort : nous cheminons flanc contre flanc depuis des lustres ; d’autre part, mon œuvre littéraire étant presque entièrement derrière moi, je ne crains plus rien.



Puisque Monsieur Mathieu Kérékou a déclaré :

« Je ne veux pas remettre le pouvoir à Yayi Boni. »



Olympe KPOSSY-BHÊLY-QUENUM invite le peuple béninois à voter massivement pour le candidat Yayi Boni.



Ne le connaissant pas, n’attendant rien de lui, convaincu de ne l’avoir jamais rencontré, ni croisé au Bénin ou ailleurs dans le monde, je demande cependant que résolument le pays vote pour Yayi Boni afin de se débarrasser des fossiles politiques et de ceux dont les grenouillages ont gangrené notre pays et généré la misère ; il faut que le nouveau gouvernement du Bénin soit composé de femmes et d’hommes nouveaux compétents, maîtres des dossiers et travailleurs qui donneront confiance à notre pays mis sur les rotules par les décennies du règne d’échec de Monsieur Mathieu Kérékou.



Je désire que le candidat Yayi Boni soit massivement élu ; le pire pour lui viendra s’il s’environne de démagogues, bavards inopérants en quête de créneaux où ils s’ancreraient, inutiles conseillers, conseilleurs, chargés de Mission en vadrouille à l’extérieur pour leurs affaires personnelles ; ou bien, de conseillers techniques étrangers espions de leur pays déjà épinglés dans un de mes romans.



J’ai lu le programme du candidat Yayi Boni ainsi que celui de ses concurrents qui ont pu exposer le leur ; mon constat demeure qu’en matière de Culture, tous les programmes sont nuls. En Grande Bretagne, le ministre de la Culture est un Noir. Dans Notre intérêt commun. Rapport de la Commission pour l’Afrique ( Rapport Tony Blair) le chapitre 3, consacré aux problèmes culturels des pays africains, est d’une importance passée sous silence par la totalité de la presse française ; bien entendu, les candidats béninois ignorent ce rapport envoyé gratuitement à quiconque le demande ; manifester un tel mépris pour le culturel - bien qu’au Bénin La Fête du Vodou (Fête des religions traditionnelles) y soit devenue une institution dont l’impact sur le tourisme en tant que vecteur de l’Economie - c’est ne rien comprendre aux fondements culturels de la Politique.



Si le candidat Yayi Boni est élu et qu’en sa qualité d’ex-président de la République Monsieur Mathieu Kérékou refuse de lui remettre le pouvoir, je le répète, les mains nues le peuple descendra massivement dans les rues ; j’invite toutes les religions monothéistes, les adeptes des Vodou, Egun gun, Oro, Bliguédés, Zangbéto à se manifester ; Kérékou saura aussi ce qu’en langue fon on appelle Mà : manifestation de la Folie quand le peuple est outragé. Le président a récemment signé aux USA un accord dont le montant permettrait de réduire la pauvreté dans notre pays. Je prie Monsieur Wayne Neill, Ambassadeur des USA près l’Etat béninois d’informer le gouvernement des USA de ceci : que pas un dollar de la somme prévue ne soit versé si le bientôt ex-président Mathieu Kérékou ne remet pas le pouvoir au candidat Yayi Boni quand ce dernier aura été élu par le peuple béninois. La manne annoncée ne doit pas, en partie, servir à terminer au Mali, au bord du fleuve Niger, la construction que cinq taximen ainsi que des personnalités dignes de foi m’ont montrée en précisant qu’il appartient au président Mathieu Kérékou ; Monsieur Mathieu Kérékou a parfaitement le droit d’avoir des maisons dans tout pays où le droit lui en est accordé, mais non en continuant d’agir en dictateur décidé à violer la constitution de son pays.



Je le déclare sans ambages : ma vie n’a aucun intérêt quand mon pays est en danger et je n’ai jamais peur de la Mort ; les promoteurs des méthodes de France-Afrique-Mafia qui régente la politique de l’Afrique francophone sauront ce qu’était le DanxomÈ devenu le Bénin qui doit retrouver son courage, sa force et tout ce qui en faisait la dignité : un pays qu’on doit respecter.



*

Extraits de Lettre ouverte à la Terre natale :





« […] Le gouvernement magouille pour priver la CENA des moyens nécessaires à l’organisation et au fonctionnement de l’élection présidentielle en mars 2006 ? Si le camouflet infligé à un de ses membres ne suffisait pas pour que cette coterie aille à Canossa, les mains nues le peuple en arriverait à descendre dans les rues du pays tout entier ; j’insiste : les mains nues pour que, se prévalant des Accords de Coopération en matière de défense, le gouvernement de monsieur Mathieu Kérékou ne fasse pas appel à la France. Mais je suis…convaincu ? Je veux être aimable : oui, convaincu parce que, ouf ! heureux qu’en déclarant : « La présente visite que j’effectue à votre invitation, me permet de vous confirmer que ,j’ai décidé de ne pas me représenter à la prochaine élection de mars 2006, dans le strict respect de la Constitution du 11 décembre 1990 », Monsieur le président Mathieu Kérékou ait solidement mis le pied dans les beaux plats de l’Elysée.

Ainsi, le « brave à trois poils » - comme eût dit Molière - n’a eu cure des caresses dans le sens du poil prodiguées par Monsieur Jacques Chirac qui l’avait qualifié de « principal artisan de l'enracinement de la démocratie au Bénin ». Le mensonge n’a jamais tué personne ; France-Afrique en est polluée et à la Bourse chafouine, le souhait du président de la République française - depuis longtemps distillé, puis seriné par les lobbies - que son homoloque de la République du Bénin conserve son fauteuil au-delà de 2006, fut converti en l’assurance selon laquelle « très nombreux en dehors du Bénin ou au Bénin auraient souhaité vous voir continuer à assumer ces fonctions. »



Nègre de nationalité française, béninoise aussi depuis l’indépendance de mon pays natal, écrivain, sociologue, spécialiste de l’anthropologie culturelle et sociale du socle vodún et habitué des enquêtes, j’aimerais connaître les Instituts de sondages qui auraient fourni au chef d’Etat du pays où je vis depuis 1948, les données qui l’auraient assuré que « très nombreux en dehors du Bénin ou au Bénin auraient souhaité vous voir continuer à assumer ces fonctions. »



Heureusement pour l’avenir des vieilles relations entre ma terre natale et le pays où, en homme absolument libre, ne devant rien à personne, ni au Bénin hormis le fait d’y être né, ni à la France où j’ai fondé une famille depuis plus d’un demi-siècle, le chef de l’Etat béninois a eu assez de courage, de prudence aussi, pour comprendre que « le respect de la parole, de la loi, de la Constitution passe à “ses” yeux avant toute autre chose ».



Le contraire générerait pis qu’en Côte d’Ivoire. Fin politique, Monsieur Chirac n’y aurait pas songé? N’aurait-il pas eu vent de la « Supplique » du professeur Roger Gbégnonvi dont la lecture m’a fait entendre un tocsin? »







Olympe BHÊLY-QUENUM