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Olympe BHÊLY-QUENUM'S WORKS DESERVE TO BE KNOWN
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LA BIBLIOTHEQUE Olympe BHÊLY-QUENUM à Abomey Calavi
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LA BIBLIOTHEQUE Olympe BHÊLY-QUENUM à Abomey Calavi

LA BIBLIOTHEQUE Olympe BHÊLY-QUENUM à Abomey Calavi

LA BIBLIOTHEQUE Olympe BHÊLY-QUENUM à Abomey Calavi.


Historique

Le 22/11/07, Monsieur René RÉTHORÉ, Maire de Nandy-en Seine et Marne,s’est rendu au Bénin avec l'équipe de l'ONG de Nandy qui a doté l'Ecole primaire d'Abomey Calavi (près de Cotonou), d'une bibliothèque de quelque 60m2.
La Commune de Nandy et l'ONG ont souhaité que le titre de Bibliothèque Olympe BHÊLY-QUENUM soit conféré à ce lieu; j'ai accepté avec d'autant plus de jubilation qu'il s'agissait de livres et de lecture; ainsi,le 23 novembre 2007 fut inaugurée la Bibliothèque Olympe BHÊLY-QUENUM, à Abomey Calavi.

J'ignorais l'existence de la ville de Nandy (6.300 habitants)et n'y connaissais personne; le lundi 3 novembre 2007, lors de mon accueil en compagnie de ma femme,j'y ai découvert Monsieur Jean-Yves HOUINATO ( père, originaire d'Abomey,mère, native de Ouidah ) ; il est Adjoint au Maire de Nandy et Conseiller municipal depuis plus de dix ans ! L'ONG de Nandy en Seine et Marne a déjà convoyé plus de mille livres à Abomey Calavi, mais j'ai offert mes ouvrages disponibles ainsi que ceux des écrivains négro-africains en double exemplaires dans mes bibliothèques (Hampâté Bâ, Senghor, Césaire, Sembène Ousmane,Mongo Béti, Chinua Achebé, etc.)
A Nanady, ma femme s'est engagée à débarrasser nos bibliothèques des romans,nouvelles et poésies en double exemplaires qui pourraient être utiles à la bibliothèque de l'Ecole primaire d'Abomey Calavi.
"Ville de Nandy",en médaille estampée en métal noble, est désormais présente dans notre domicile.
*

Allocution d’Olympe BHÊLY-QUENUM à Nandy en Seine et Marne.




Garrigues-Sainte-Eulalie, 1er Novembre 2007.



Donner le goût de la lecture au peuple de ceux et celles qui savent lire ou apprennent à lire génère le rêve d’avoir des livres à soi et le désir de s’évader vers l’intemporel. Nous savons tous que les nourritures terrestres sont primordiales et que ventre affamé n’a point d’oreilles ;
L’humour pragmatique, une des idiosyncrasie des Africains, titillerait certainement plus d’un des jeunes bénéficiaires de la Bibliothèque que l’ONG de la Commune de Nandy leur offre à chuchoter : « ils ont pensé à notre tête, et si le ventre murmurait à l’injustice ? »
Eh bien ! il m’arrivait de faire la sourde oreille ou d’offrir un verre d’eau à mon estomac quand, plongé dans la lecture, je me sens vivre ailleurs, loin de là où quiconque me voit ; oui, hormis la famille que ma femme et moi avons fondée et qui nous a fait devenir grands-parents et arrière-grands-parents, il n’y a pour moi rien de plus important que l’Amitié des êtres humains et celle des livres : en feuilleter un dans n’importe quelle circonstance de ma vie m’informe, contribue à ma culture et rouvre grands mes yeux sur des problèmes du monde où je vis encore.

Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs membres de l’ONG,

Vous auriez du mal à vous faire simplement une petite idée de la nature de jubilation de gamin que j’ai éprouvée en apprenant qu’au Bénin, plus précisément à Abomey Calavi, une école serait dotée d’une bibliothèque grâce à votre action ; ainsi, jeunes gens et jeunes filles dont la plupart ne font pas trois repas par jour auront des possibilités de satisfactions autres que ceux d’un ventre bien plein ; en l’occurrence, quel plaisir aussi que de se sentir soudain loin d’Abomey Calavi, loin du Bénin natal et de ses problèmes en découvrant ceux du pays où la lecture aura emmené le lecteur !

Des journées entières ne me suffiraient pas à évoquer la place du livre et de la lecture dans ma vie, voici néanmoins deux anecdotes : une Religieuse africaine qui consacre sa thèse de doctorat à un aspect de mes œuvres m’avait rendu visite ; au cours de notre conversation, elle fit allusion au Cantique des Cantiques dans un de mes romans ; je pris aussitôt dans ma serviette la Bible de Jérusalem, édition de poche, qui, plus maniable que celle de chevet, m’accompagne dans mes déplacements depuis 1955. Je l’ouvris et la Religieuse découvrit des soulignages un peu partout ; tandis qu’elle s’en étonnait me revenaient en mémoire des phrases qu’il y avait déjà plus de vingt ans j’avais écrites dans Erotisme chez Léopold Sédar Senghor, en établissant des analogies entre son poème Elégie pour la Reine de Saba et des versets du Cantique des Cantiques.
Ancien Testament, inépuisable mine de beautés et de faits d’actualité, je ne saurais trop en recommander la lecture à la jeunesse africaine.

« Au jardin des noyers je suis descendu,
pour voir les jeunes pousses de la vallée,
pour voir si la vigne bourgeonne,
si les grenadiers fleurissent.
Je ne sais…,mais mon désir m’a jeté
Sur les chars de mon peuple, en prince. »

Reviens, reviens, Sulamine,
reviens, reviens que nous te regardions ! »

Je pense aussi à Judith, tellement émouvante par sa beauté que les soldats d’Holopherne, voyant en elle le prototype des femmes de leur pays, disaient l’un à l’autre: “Qui donc pourrait encore mépriser un peuple qui a des femmes pareilles!”?

C’était une belle cavale de race, de même que la malheureuse fille unique de Jephté venant à la rencontre de son père vainqueur, en dansant au son des tambourins, et qui, sur les montagnes, pleura sur sa virginité. Ces antiques poésies d’une sobriété et d’une sensualité rares ne sauraient laisser indifférent l’écrivain, parce que les réalités du monde actuel participent de ses créations ; j’en ai découvert quantités de preuves comme dans un document de sociologue sur un des nombreux soulèvements en Afrique depuis les indépendances ; en voici une dans un pays pataugeant dans d’innommables difficultés sociales où le peuple en colère descend dans la rue ; débordé, vaincu, le chef d’Etat va à Canossa et déclare en insérant une phrase biblique dans son allocution :

“J’aurais aimé que la grève se termine dans l’atmosphère de calme contestation, d’humour, d’amitié même où elle a démarré. Elle a dérapé. Nous ne pouvons rien contre la force des choses ; mais je le promets et le dis : désormais « Vous puiserez de l’eau avec allégresse aux sources du salut. »Vive la République ! Vive l’émergence des Forces démocratiques ! »

Et l’écrivain sur le terrain des réalités d’observer, de constater et de décrire:

“Tête d’anachorète, tignasse rasta, longue barbe poisseuse et cache-sexe de fakir, un homme dans la foule éberluée d’avoir entendu le chef de l’État évoquer « l’émergence des Forces démocratiques », pointa son index vers le ciel et déclara :

« Oui, tu geins Haïnakogninifu mais Eliphaz de Témân a dit :

«Un homme peut-il être utile à Dieu,
quand un être sensé n'est utile qu’à soi ?
Shaddai est-il intéressé par ta justice,
tire-t-il profit de ta conduite intègre ?
Serait-ce à cause de ta piété qu’ il te corrige
et qu’il entre en jugement avec toi ?
N'est-ce pas plutôt pour ta grande méchanceté,
pour tes fautes illimitées ?
Tu as exigé de tes frères des gages injustifiés,
dépouillé de leurs vêtements ceux qui sont nus ;
omis de désaltérer l’homme assoiffé
et refusé le pain à l'affamé ;
livré la terre à un homme de main,
pour que s'y installe le favori ;
renvoyé les veuves les mains vides
et broyé le bras des orphelins.
Voilà pourquoi des filets t'enveloppent
et des frayeurs soudaines t'épouvantent. »
Ou bien c'est l'obscurité, tu n'y vois plus
et la masse des eaux te submerge. »

Job en s’exprimant ainsi nous installe au cœur d’une contestation au XXI siècle. Je pourrais citer bien d’autres exemples illustrant la sensation de plaisir et de bonheur que me procure la lecture, même d’ouvrages d’auteurs contemporains tels qu’Aimé Césaire, Léopold Sedar Senghor, Richard Wright, Amos Tutuola, Wole Soyinka, Tchicaya U Tam’si, Sembene Ousmane, Ngugi wa Thiong, Monique Ilboudo; se plonger dans un roman de mon très regretté ami brésilien Jorge Amado ferait découvrir des scènes et des situations qu’on croirait avoir eu lieu à Abeokuta, à Ibadan ou à Lagos ; ne pas lire Un long chemin vers la Liberté, de l’admirable Nelson Mandela, c’est choisir de ne rien comprendre aux problèmes auxquels l’Afrique indépendante continue d’être confrontée.
Les ouvrages d’Amadou Hampâté Bâ -aîné et ami à qui j’ai consacré une étude- ouvrent d’autres portes aux jeunes Africains ainsi qu’à ceux qui ignorent les fondements culturels et sociopolitiques de nos pays ; ces portes donnent accès à ce que j’appelle l’Afrique des profondeurs.
Bien sûr, je n’oublierai jamais André Breton : notre rencontre en 1949 avait produit comme un déclic dans mes tréfonds ; ne pas lire Rabelais sera une faute et j’adore qu’il me fasse découvrir les racines de certains mots et expressions de la langue française ; je souhaite que les jeunes Béninois dévorent Le coup d’Etat permanent, La paille et le grain, L’abeille et l’architecte du regretté Président François Mitterrand ; qu’il en soit ainsi de La nuit africaine aussi, d’Olive Schreiner, de Gioconda, chef-d’œuvre de sobriété, d’amour et de tragédie, de Nikos Kokantzis, et des nouvelles de Costas Valetas : voilà deux écrivains grecs qui, tout en demeurant Grecs, savent faire appréhender d’incontournables réalités.

On sait depuis longtemps que je suis un passionné d’Homère, de Shakespeare et de James Joyce ; Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Aragon, Proust sont sur tel ou tel rayon de mes bibliothèques où ils jouxtent Le Coran. J’offrirai ces ouvrages -non pas mes exemplaires- à la Bibliothèque d’Abomey Calavi parce que j’aimerais que les jeunes Béninois, qui, grâce à la commune de Nandy et à son ONG, auront le bonheur d’avoir une bibliothèque à portée de la main, aient, comme moi, la gourmandise de la lecture.

Olympe BHÊLY-QUENUM



*




Discours de Monsieur René RÉTHORÉ, Maire de Nandy (France)

Inauguration de la Bibliothèque Olympe Bhêly Quenum
de l’Ecole Primaire Publique
d’Abomey-Calavi quartier

Aujourd’hui est un grand jour pour vous, pour nous, pour votre école, pour votre ville car nous inaugurons ensemble un nouvel équipement, une bibliothèque, une maison des livres que nous voulons tous vivante, accueillante et attractive.

Aujourd’hui est un grand jour car nous ouvrons une belle bibliothèque, lieu de découverte, d’apprentissage des savoirs, centre de documentation et d’enrichissement des connaissances, école de la découverte, du roman, des nouvelles, de la poésie, des techniques, des voyages, du mystère de la vie, des légendes, force des rêves et magie des mots, des images qui aident à grandir tout en gardant son âme d’enfant.

La bibliothèque, votre bibliothèque, je souhaite qu’elle soit un lieu de vie, un lieu fréquenté, un lieu habité, un lieu partagé par tous. Cette bibliothèque est d’abord la votre, avec ses livres. C’est une seconde salle de classe pour chacun et chacune d’entre vous, une fenêtre sur le monde, une fenêtre sur la vie, sur votre vie à vous les jeunes avides d’apprendre, de découvrir et d’agir. Cette bibliothèque sera bien sûr enrichie de nouveaux ouvrages mais déjà elle offre de formidables opportunités, d’extraordinaires voyages personnels et collectifs car la lecture peut se faire à voix basse mais aussi à haute voix, en partage avec d’autres. Je vous souhaite à tous de bons et de beaux moments de lecture partagée dans le cadre agréable de cette grande école.

Je crois que vous avez aussi beaucoup de chance, car cette bibliothèque porte le nom d’un très grand écrivain de votre pays: Monsieur Olympe Bhêly-Quenum, qui a, spécialement pour vous, accepté de donner son nom à cette bibliothèque et je crois même que c’est la seule bibliothèque au monde qui porte son nom. C’est donc un très grand et un très bel honneur qu’il vous a fait, qu’il nous a fait, d’accepter de donner son nom.
C’est un honneur car Monsieur Olympe Bhely Quenum est un des esprits les plus vifs, les plus éclairés, les plus profonds de votre pays. Homme très simple, il a écrit de nombreux ouvrages chargés d’humanité et de spiritualité qui s’enracinent dans votre très ancienne culture, dans vos traditions les plus profondes pour aspirer à l’universalité.
C’est donc une démarche forte et symbolique qui nous touche tous. Monsieur Olympe Bhêly-Quenum est un homme jeune d’esprit, mais aussi un grand sage de votre pays. Il a consacré toute sa vie aux lettres, aux belles lettres, au goût des mots qui sont dans les diverses civilisations riches de sens et signes de la singularité, de la profondeur des êtres humains et qui permettent de faire lien.

Il a consacré une bonne partie de sa vie à enseigner, à transmettre son amour des lettres classiques, mais il a eu aussi une brillante carrière diplomatique en Europe, en Italie mais aussi en Afrique et il a été aussi rédacteur en chef de revues africaines importantes.

Très jeunes, il est devenu écrivain, dès 1960 avec « un piège sans fin ». Il a témoigné de l’éducation de l’enfant d’Afrique et je pense que ces écrits seront pour vous d’une grande utilité quant à la permanence de l’éducation. Il a aussi écrit sur le mystère du Vaudou, le mystère de l’enfant dans le ventre de sa mère, mais aussi du mystère de la beauté de la vie dans de nombreuses nouvelles traduites dans beaucoup de langues. Monsieur Olympe Bhely Quenum a eu la gentillesse et la générosité de vous offrir aussi plusieurs de ses ouvrages, parce qu’il souhaite que vous ayiez comme lui « la gourmandise de la lecture ».

Je dois vous dire que les livres de ce grand homme de votre pays ont donné lieu à de nombreuses contributions universitaires. C’est la preuve que son œuvre romanesque ne cesse de toucher, d’émouvoir, d’interpeller et que par la même elle vit et continuera à vivre.

Il est important que vous compreniez tous, que c’est un béninois, un écrivain béninois qui croit en vous, en chacun d’entre vous, pour vous donner le goût de lire, la passion du rêve écrit, l’infini des mythes, la force des symboles, la beauté de l’indicible, la puissance de l’imaginaire, la fragilité des signes.

Avec lui, grâce à lui, la force symbolique de la création de cette bibliothèque est amplifiée parce que nous allons ainsi tous partager cet amour des livres, de la lecture, de la transmission du savoir et je souhaite que des générations de petits écoliers d’Abomey-Calavi puissent s’identifier dans ce grand écrivain Béninois qui a su rester simple, dans ce poète qui vous montre qu’il y a des valeurs universelles puisées dans l’âme la plus profonde de votre pays qui vont pouvoir vous aider à vous construire et à grandir en vous nourrissant au lait de la pensée universelle.

Mais cette bibliothèque elle est aussi née d’une rencontre entre les responsables de l’association Assistance Educative et Médicale dans le Sud du Bénin, animée par Monsieur et Madame HOUINATO et les responsables de cet établissement. La vie est faite de rencontres, et celle là est une belle rencontre, humaine, profonde et concrète. Cette rencontre est déjà ancienne puisqu’elle remonte à plusieurs années (2002). Après la réfection de toitures de classes de cette école et certaines aides ponctuelles, le choix de l’association a été d’agir sur le plan culturel au sein de ce grand établissement scolaire de plus de 2000 élèves.

Je remercie les autorités ministérielles du Bénin d’avoir bien voulu mettre à disposition ce local pour en permettre la réfection et son affectation à des fins culturelles et je suis particulièrement sensible à l’engagement pris, d’un commun accord, par Monsieur Jean-Yves HOUINATO d’une part, et le directeur de l’école Monsieur SAVI d’autre part, de tout mettre en œuvre pour le développement de cette action au sein de son groupe scolaire et comme l’indique le protocole signé il y a déjà deux ans le 23 novembre 2005 « de s’appuyer sur la compréhension de ses successeurs pour la pérennisation du présent protocole ». Ceci est très important car cette bibliothèque doit durer, grandir et prospérer. C’est notre vœu, notre engagement commun.

Pour nous la coopération culturelle, éducative, doit être partagée et concrète. Elle l’est ici. Elle l’est d’autant plus qu’elle s’appuie sur la reconnaissance et le soutien des institutions fortes. Je veux citer la Ville de Nandy qui depuis plusieurs années soutient le travail de l’ONG, ici au Bénin, car cette action est relayée, construite par de nombreux adhérents, militants en France. Je veux citer aussi le département de Seine et Marne, le Conseil Général de Seine et Marne et son Président, Monsieur Vincent ÉBLÉ, qui est aussi un ami de l’Afrique et du Bénin et qui a comme la commune de Nandy, soutenu financièrement cette belle réalisation. D’autres actions suivront car nous voulons continuer à donner un visage à la coopération décentralisée et comme chacun peut le voir aujourd’hui, ce visage il est beau, rayonnant, coloré, chaleureux. Ensemble, nous allons continuer à agir pour cette jeunesse qui ne demande qu’à s’épanouir.

Après cette inauguration, la bibliothèque va être ouverte. Elle sera à vous et c’est vous qui allez la faire vivre. Je sais que vous y donnerez tous le meilleur de vous-même et votre cœur est grand, mais c’est à vos yeux pour lire, à vos oreilles pour entendre, à votre cerveau pour comprendre, pour imaginer, pour rêver, pour vous émerveiller que je fais appel. Cette bibliothèque peut être une chance pour chacun et chacune d’entre vous, dans votre chemin éducatif. Saisissez cette chance, vous ne le regretterez pas.

Je vous souhaite à tous de belles et bonnes lectures et longue et belle vie à la bibliothèque Olympe Bhely Quenum d’Abomey-Calavi.