LE CAS UN ENFANT D'AFRIQUE |
LE CAS UN ENFANT DAFRIQUE
dOlympe Bhêly-Quenum »
Le courrier des lecteurs de UN PIÈGE SANS FIN entré dans sa 51ème année a atteint un score qui me fait limpression de navoir écrit quun livre ; mais ce fait justifie la présentation de lédition américaine de louvrage par Abioseh M. Porter1; devrais-je men plaindre bien que, depuis la publication de ce roman, jaie quitté le terrain des typologies des structures socio-anthropologiques ?
Malgré la différence de facture et de style, ils sont légion les lecteurs de ce roman qui ont lu et relisent Le chant du lac ainsi que LInitié ; peut-être publierai-je le pavé que constituent ces documents avant de prendre congé du monde. Cette idée mest venue parce que, cette semaine, via mon site, mest parvenue dune lectrice russe résidant maintenant en Allemagne, la lettre ci-dessous dont les termes me sont allés droit au cur :
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« Nom :Kasprov
Prénom :Natalia
Message :
Dear Mr. Bhely-Quenum,
« Thank you for your wonderful children\'s book \"Un Enfant D\'afrique\".I really enjoyed reading it. I first read it when I was a child. I was born and grown up in Kasachstan (then part of Sowjet Union), therefore I only know its Russian version. Now, I\'ve been living for 15 years in Germany and a couple of months ago I decided to find your book again. I thought, it must be possible that some people still have it and maybe want to sell it and I was right. I found a person on the internet who sent me this book from Russia. The same edition as I used to have, from 1977! And these really wonderful brown illustrations! I understand of course that a lot has changed since the time in which your characters live, but I like to imagine Africa and Africans like you described it.
Thank you very much again! »
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Puisquil en est ainsi et que je suis gagnant davoir autoédité tel et tel de mes ouvrages qui navaient pas convenu à des éditeurs de lHexagone, je précise :Années du Bac de Kouglo et As-tu vu Kokolie ? autoédités à 500 exemplaires chacun sont épuisés ; après le procès en référé gagné contre les éditions LHarmattan, Les Appels du Vodún -autoédité à 1000 exemplaires avec un CD dhymnes vodún- fraie son chemin allègrement en Italie, aux Antilles, USA et au Japon. Je déclare donc solennellement : UN ENFANT DAFRIQUE suivra le même chemin ; à titre gracieux, la Bibliothèque Olympe BHÊLY-QUENUM créée à Abomey-Calavi (Bénin) à linitiative du Conseil municipal et de lONG de Nandy (Seine et Marne) de même que quelques bibliothèques denseignement secondaire (5 ème, 4 ème et 3 ème) du Bénin recevront des exemplaires de cet ouvrage.
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Feu René MAHEU2 salua lédition princeps3 de cet ouvrage auquel le Bulletin dinformation de lOrganisation internationale consacra une page.
« Votre livre est bon, la pédagogie en est fort appréciable, mon fils Philippe le lira.»
Léopold Sédar Senghor.
Dans une lettre manuscrite, Henri Queffélec exprima sa « très délicate surprise en lisant dans le beau livre Un Enfant dAfrique une référence concernant le Journal dun Salaud »
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Aux USA4, bien quil ny soit pas traduit, WORLD LITERATURE TODAY lui a consacré un article qui pourrait retenir lattention de quelques éditeurs.
En Grande Bretagne, les édits Longman qui en avaient commencé la traduction men ont envoyé celle des trois premiers chapitres parce que je supervise scrupuleusement la traduction en anglais de mes romans et de mes nouvelles; après avoir perçu des à-valoir, le traducteur a disparu et léditeur a abandonné le projet.
En Chine, Monsieur Guillaume, un Français que je ne connais pas, mavait envoyé le scénario financièrement chiffré de « ladaptation cinématographique de Un Enfant dAfrique » ; un autre Européen mavait écrit avant Monsieur Guillaume : « [ ] ce serait une bonne chose quun Africain ou tout autre illustrateur dUn Enfant dAfrique en fasse deux, trois ou quatre volumes de bandes dessinées » ;
En Russie alors URSS, la traduction de louvrage fit un tabac ; la postface, analyse très fouillée, est rarissime. Deux fois invité à Moscou par lAssociation des critiques littéraires, ce fut aussi loccasion de découvrir des statues de Pouchkine, des lieux décrits par Tolstoï, Dostoïevski, de demander où vivait Soljenitsyne dont javais lu des ouvrages traduits tels que Une journée dIvan Denissovitch, le Pavillon des cancéreux, etc.
En France, en partenariat avec A.C.C.T, les éditions Présence Africaine ont repris louvrage dans la collection Poche dont la 4 ème page de la couverture était sans équivoque : « Olympe Bhêly-Quenum [ ] a voulu avec cet ouvrage aller à lencontre des idées reçues sur le « misérabilisme » de lenfant africain »
En 2011, je maperçois, très amusé, que pour ne point traiter de « thématiques relativement éculées », il fallait souscrire aux poncifs du colonialisme que perpétue le néocolonialisme ; peu importe : réimprimé deux ou trois fois, épuisé sans être réimprimé trois ans durant malgré la demande des lecteurs et nayant pu connaître le motif dune telle temporisation, jai rompu le contrat et repris mes droits.
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Quid du Bénin, mon pays natal ? En sopposant au choix des spécialistes plus compétents que lui, Monsieur Paulin Hountondji, alors ministre, avait supprimé arbitrairement UN ENFANT DAFRIQUE du programme scolaire; alerté par les intéressés, il y eut entre lui et moi une polémique à laquelle Nicéphore Dieudonné Soglo, Président de la République, dut mettre un terme en sengageant à réparer cet arbitraire, sil était réélu. Il ne le fut pas, hélas !et je décidai de ne rien devoir à son successeur.
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Un an et demi après son élection, jai demandé à Monsieur Thomas Boni Yayi, nouveau Président de la République, de faire réparer larbitraire dont javais été victime; sa réponse - charabia dun ministre quon croirait analphabète - tenait de la langue de bois ; un certain Alain S.KOKOUVI, plus larve que sociologue, a eu autant la sottise que la bassesse de mécrire : « vous navez pas frappé à la bonne porte.»
Voilà le leitmotiv. Fût-on ex-haut-fonctionnaire international, universitaire ou intellectuel lambda, il faut courtiser, quémander, se muer en portefaix (alãrù, en yoruba), en mille- pattes (wansúgogó, en fongbé, òkùn, en yoruba), ou bien, cirer les chaussures en bavant : telles sont aussi quelques-unes des innovations du CHANGEMENT DU MESSIE. Quon se rassure, la fermeté de mon opposition à la politique du CHANGEMENT- FAUSSE-COUCHE na rien à voir avec le cas UN ENFANT DAFRIQUE car, financièrement, je dispose de moyens den faire ce que je voudrai.
Le Bénin est devenu le fief du déni des Droits de lhomme et de Justice ; étant aussi gestionnaire de la haute main sur lInformation et le creuset des corruptions, je frappe à une porte ouverte et demande :qui dautre que le chef dEtat y est la cheville ouvrière du cas ICC-services ? Javais anticipé des réalités en écrivant certains ouvrages. Eu égard au vernis de son talent, je défie lauteur de la bévue « les thématiques relativement éculées des uvres dOlympe Bhêly-Quenum » décrire et de faire connaître au Bénin une uvre de la facture de MASHOKA ELFU MOJA5 ( Insurrection des Mille Haches ).
Sembene Ousmane et Blaise Senghor qui désiraient en faire un film disaient que je me mettrais tous les dictateurs dAfrique à dos; 49 ans après que jai eu tissé la trame de ce coup dEtat, sa thématique est dactualité dans la politique du CHANGEMENT caractérisée par loppression et le « Messie » na pas fait un mystère de sa volonté de mettre le pays à feu et à sang. Le lot de ses commandes révélé par La Lettre du continent en témoigne.
Olympe BHÊLY-QUENUM.
1 Cf.www.obhelyquenum.com (Rubrique In English)
2 Directeur général de lUNESCO
3 Edits Larousse, Paris 1970
4 cf Books Review de mon site.www.obhelyquenum.com
5 Cf La naissance dAbikou, édits Phnix Afrique, Bénin, avril 1998. Ecrit à Rome en février-mars 1962, traduit en anglais en 1965, Mashoka elfu moja, nouvelle prémonitoire des coups dEtat en Afrique, parut pour la première fois en 1986 (édits Gallimard ), dans POUR NELSON MANDELA, en hommage au futur Président dAfrique du Sud qui était encore prisonnier de lapartheid.