l Dans les profondeurs d’un lac africain les dieux vivaient encore. Beaucoup y croyaient, certains craignaient leur colère et leur chant de mort ; des
jeunes surtout, touchés par les temps nouveaux, refusaient la terreur qu’ils
inspiraient et leurs mystérieux pouvoirs.
Une nuit, sur le lac, une femme, ses enfants et son fidèle piroguier sont entraînés par les éléments déchaînés dans les eaux où séjournent les dieux : deux monstres marins qu’ils parviennent à vaincre. Les dieux sont morts, les puissances obscures démythifiées. Le jour se lève, splendide, sur un monde qui pleure ses dieux anciens, symbole évident d’une Afrique qu’inquiètent et fascinent à la fois son passé et son avenir.
Fils d’une grande prêtresse Vodou, Olympe BHÊLY-QUENUM conduit le lecteur dans les arcanes d’un monde dont il connaît les normes.
Publié en 1965, Le Chant du lac a obtenu le Grand Prix littérature d’Afrique Noire, en 1966.