JOB EN PROMENADE AU BENIN Sur un rythme de rap |
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JOB EN PROMENADE AU BENIN Sur un rythme de rap |
JOB EN PROMENADE AU BENIN
Sur un rythme de rap
Par Olympe BHÊLY-QUENUM
Yégué ! yà yì à ?
Éŏ yà wá !
Yà, cest la misère
Et la misère
Nest pas partie
Ouais
Le messie du Bénin
La installée
Moi Job je le dis :
La misère ne sourd
Pas de la terre
La peine ne germe pas du sol
Ouais cest lhomme
Qui engendre la peine,
Et le messie geint !
Yà yì
Cest mensonge !
Yà wá
Cest clair
La misère
C est lévidence
Comme le vol des aigles
Cherchant laltitude.
*
Ouais cest vrai
A ses serviteurs mêmes,
Dieu ne fait pas confiance,
Nul au Bénin ne croit plus
Au messie des adogocrates
Echec de la politique du ventre
Yayi nest utile à rien
A Dieu comme au peuple
Ce messie-là est nuisible
Son Changement
Cest que de la frime
De la poudre aux yeux
Et à lui seul convient
Le miroir aux alouettes
*
Eh ! chef Etat Bénin
Tas peur des divinités
Du terroir natal
Et tu mens au peuple
Tu naimes pas la justice
Tu piétines les droits de lhomme
Ta conduite
Nest pas intègre
Même ta piété
Cest du prétendu
Elle est fausse
Et ta méchanceté
Est illimitée
Du peuple tu exiges
Des gages injustifiés
Et yà que tu as créé
Le dépouille
De ses vêtements.
*
Ouais du beau pays Bénin
Tas fait un pays nu
Affamé, assoiffé
Aux mendiants mêmes
Tu refuses le gari
À tes hommes de main
Tas livré le pays
Pour y enraciner tes favoris
Tu dépouilles les veuves
Les orphelins
Ten fais des ventres creux
Toi seul bois
Sans désaltérer
Le peuple
Ton changement-mensonge
Le voilà les filets
Qui tenveloppent
Et les frayeurs tépouvantent
Dans lobscurité
Tu ny vois plus rien
La masse des peuples
Te submerge
*
Ce que veut le Bénin
Cest plus toi
Qui le lui donneras
Ce que veut le Bénin
Cest la démocratie Oyé !
La justice sociale Oyé !
Education Oyé !
Linstruction ouais !
La culture générale Ouais !
Une vie digne
De son peuple Ouais !
Tu nen es pas capable Oyé !
Faut quitter le terrain Ouais !
Et vite ! Oyé !
Le peuple te convainc dégarement.
Ta personne cest désormais
Comme ces maisons dargile
Posées elles-mêmes sur la poussière
On les écrase comme une mite :
Un jour suffit à les pulvériser.
A jamais ils disparaissent
Et nul ne les rappelle.
Garrigues-Sainte-Eulalie Juin 2008.
Copyright © Olympe BHÊLY-QUENUM