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Olympe BHÊLY-QUENUM'S WORKS DESERVE TO BE KNOWN
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PÉTITION ANTI-FORFAITURE.

PÉTITION ANTI-FORFAITURE.

 

Par Olympe BHÊLY-QUENUM

 

UN COUP D’ÉTAT CIVIL ENTÉRINÉ PAR LA CENA ET LA COUR CONTITUTIONELLE AUX ORDRES DE MONSIEUR TOMAS BONI YAYI.

 

http://www.ipetitions.com/petition/benin2011/

 

Le dénouement de la mascarade inouïe cautionnée par Monsieur Joseph Gnonlonfoun, a été proclamé en déclarant élu le président sortant ; magistrat retraité, ex-ministre des Affaires étrangères, protégé d’Albert Tévoédjrè, promu président de la CENA, Monsieur Joseph Gnonlonfoun est un des hommes liges du chef de l’Etat dans les arcanes du Pouvoir ; la main basse sur la démocratie à laquelle il avait travaillé est une forfaiture contre laquelle notre devoir de Béninois est de nous insurger. Semblable aux barbons qui, ne voulant pas être sevrés, s’acagnardent dans le giron de leurs parents ou s’y scotchent, Monsieur Joseph Gnonlonfoun est vite venu en France, son ex-Mère Patrie.

La présidence de l’UE, l’engagement de la France en Libye, le début de handicap dû à l’ascension du FN dans les sondages, sa percée dans l’élection cantonale et les déculottages dans l’UMP offrent d’autres chats à fouetter à Monsieur Sarkozy. Ouf ! la Françafrique s’occupera un peu moins des problèmes des Nègres qui peinent à se décoloniser ou n’en ont cure ; d’ailleurs, Monsieur Gnonlonfoun n’ayant pas l’envergure d’un homme que recevrait le président de la République française ou son nouveau ministre de l’Intérieur, l’auteur de la forfaiture au Bénin se contentera d’être plus à l’abri en France que dans son pays natal.

 

Quid de Robert Dossou, président de la Cour constitutionnelle ? C’est ami de longue date ; dans le cas du Bénin aujourd’hui humilié, piétiné, je le renvoie fermement au distinguo que, immense avocat, Cicéron faisait entre « persona » en chair et en os, et le masque que portait l’avocat. En entérinant la forfaiture proclamée par le président de la CENA, le président de la Cour constitutionnelle n’est pas mon ami et je lui dis : Robert, il n’y a guère, je regrettais vivement que malgré mon appel à toi et à Théodore Holo, rien n’ait pu être fait afin d’éviter ce dont on t’accusait personnellement.

Après la lecture de nombre d’articles parus dans la presse béninoise, je me suis replongé dans Constitution de notre pays. Faudrait-il être un grand juriste pour la comprendre ? Mon intelligence moyenne m’a néanmoins permis d’aller au cœur de ceci :

 

« Art 66. -En cas de coup d'Etat, de putsch, d'agression par des mercenaires ou de coup de force quelconque, tout membre d'un organe constitutionnel a le droit et le devoir de faire appel à tous les moyens pour rétablir la légitimité constitutionnelle, y compris le recours aux accords de coopération militaire ou de défense existants.

Dans ces circonstances, pour tout Béninois, désobéir et s'organiser pour faire échec à l'autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs. »

*

En stipulant : « Dans ces circonstances, pour tout Béninois, désobéir et s'organiser pour faire échec à l'autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs. » cet alinéa autorise à réagir en toute légalité ; puisqu’il en est ainsi :

 

eu égard à la hâte du président de la CENA à déclarer élu au premier tour le candidat Thomas Boni Yayi en recourant à une forfaiture ;

eu égard au fait que tu aies entériné cette forfaiture malgré les constats de fraudes, d’irrégularités, la désapprobation du vice-président de la CENA ;

eu égard à la FICHE que voici de Monsieur Jacques Tévoédjrè, Responsable de CTIS-CENA

2011 :

 

eu égard à la

 

Déclaration de Nicéphore Soglo suite à la visite de Goodluck Jonathan

 

Écrit par Nicéphore D. Soglo  

 

« Dans le cadre des relations de bon voisinage entre les Etats qui partagent des frontières communes

comme le Nigéria et le Bénin, il est normal que des échanges et des visites de hauts niveaux se tiennent régulièrement. C’est d’ailleurs un bon signe de l’excellence des relations séculaires, historiques, culturelles, sociales et économiques qu’ont su tisser au cours de leur histoire commune les peuples du Nigéria et du Bénin ainsi que leurs dirigeants.

« J’ai voulu bien croire que la brève visite qu’a effectuée au Bénin le vendredi 18 Mars 2011, le Chef de l’Etat de la République Fédérale du Nigéria, son Excellence Monsieur Goodluck Jonathan s’inscrivait dans ce cadre, si ce n’était l’expression on ne peut plus étonnante de sa déclaration qui a fortement surpris l’opinion nationale ainsi que la classe politique.

 

Je cite :

« Dans le cadre des relations de bon voisinage entre les Etats qui partagent des frontières communes comme le Nigéria et le Bénin, il est normal que des échanges et des visites de hauts niveaux se tiennent régulièrement. C’est d’ailleurs un bon signe de l’excellence des relations séculaires, historiques, culturelles, sociales et économiques qu’ont su tisser au cours de leur histoire commune les peuples du Nigéria et du Bénin ainsi que leurs dirigeants.

J’ai voulu bien croire que la brève visite qu’a effectuée au Bénin le vendredi 18 Mars 2011, le Chef de l’Etat de la République Fédérale du Nigéria, son Excellence Monsieur Goodluck Jonathan s’inscrivait dans ce cadre, si ce n’était l’expression on ne peut plus étonnante de sa déclaration qui a fortement surpris l’opinion nationale ainsi que la classe politique.

 

Je cite :

« Je félicite les populations du Bénin pour l’élection présidentielle qui s’est tenue sans violence et voudrais inviter les candidats et les électeurs à accepter les résultats des élections afin d’éviter la violence et la guerre. Le Nigéria ne va pas accepter la violence, la guerre à sa porte. »

Fin de citation

En cette période très sensible où le peuple béninois éprouve d’énormes difficultés, avant, pendant et après, l’élection présidentielle du 13 Mars 2011, cette injonction aux acteurs politiques et aux électeurs à savoir le peuple béninois est inacceptable.

Le Bénin est certes un petit pays, mais c’est un grand peuple très fier de son histoire et de son indépendance.

Si le Chef de l’Etat nigérian lors de sa visite du 18 Mars 2011 avait cherché à écouter les différents acteurs de la classe politique béninoise, à commencer par les anciens Chefs d’Etat, et à prodiguer des conseils aux uns et aux autres pour éviter une crise latente, sa mission aurait été hautement appréciée par tout le peuple béninois. Il aurait non seulement agi en ami et en voisin mais il aurait certainement accompli une œuvre fort utile et préventive en sa qualité de leader régional, Président en exercice de la CEDEAO.

Il est regrettable que cette injonction ait été faite en présence du Chef de l’Etat du Bénin garant de sa dignité et de son intégrité. Le Bénin est membre de la CEDEAO, de l’UA de l’ONU et d’autres organisations internationales.

En tant qu’ancien Président de la CEDEAO ayant contribué en son temps au règlement de la guerre fratricide au Libéria, j’aurais tant souhaité que son Excellence Monsieur Goodluck Jonathan n‘ait pas eu à prendre parti dans la situation politique que connait le Bénin.

C’est tout comme si, non content d’user de l’influence que leur confèrent les poids démographiques et économiques de leurs pays, le Président français, le Premier Ministre britannique ou la Chancelière d’Allemagne, intervenaient dans la vie interne de la Hollande, du Royaume de Belgique et du grand Duché de Luxembourg.

Imagine-t-on qu’à l’intérieur des Etats Unis d’Amérique, le gouvernement de l’Etat fédéré de New York donne des injonctions au Massachussetts, à l’Etat fédéré du Connecticut ou celui de la Californie à ceux du NEVADA ou de l’ARIZONA, ou bien celui de TEXAS à ceux de la Louisiane ou de l’ARKANSAS.

L’Union européenne et la Fédération américaine n’y survivraient pas.

 

Notre rêve, c’est que, le plus tôt possible, la CEDEAO devienne une Fédération comme le Brésil qu’elle surpasse par sa population et soit un acteur majeur de la vie politique, économique, internationale.

Je vous remercie.

Monsieur Nicéphore Dieudonné SOGLO

Ancien Président de la République du Bénin,

Ancien Président de la CEDEAO

Vice-Président du Forum  africain des anciens  Chefs d’Etat et de Gouvernement. »

*

J’envoie cette pétition aux Béninois du monde entier ; s’ils sont épris de démocratie et aiment vraiment leur pays, je leur demande de dire:

 

NON À LA FORFAITURE ET À LA DICTATURE.

NON À L’OPPRESSION DU PEUPLE

ET D’EXIGER L’ANNULATION D’UNE ELECTION-MASCARADE.

*

Si l’ONU, UA, UE ne veulent pas au Bénin la récidive du cas en Côte d’Ivoire, il faut que, sans l’ingérence d’aucune personnalité, fût-elle sous influence, quels que soient sa nationalité et ses liens avec le Bénin, ONU, UA, UE aient le courage de condamner la forfaiture du président sortant Thomas Boni Yayi ; ainsi, il y aura l’annulation du premier tour de cette comédie de la honte , ou un deuxième tour, comme le peuple béninois en aura décidé .

 

Chers compatriotes, je serais reconnaissant à ceux et à celles qui auront signé cette pétition de l’envoyer à mon adresse e~mail : azanmado@aol.com ou bien : agblo@aol.com

Le document constitué par vos envois sera rapidement diffusé par Internet, par des blogs de Béninois, ceux des amis du Bénin et, bien sûr, par la presse béninoise.

 

Amitiés d’Olympe.

 

Olympe BHÊLY-QUENUM