LES APPELS DU VODÚN Brèves appréciations |
LES APPELS DU VODÚN
Brèves appréciations1.
« Singulier fonctionnement d’un rituel vodún verrouillé dans un langage ésotérique inaccessible à tout profane; grâce à ses racines, à son éducation en milieu traditionnel africain et au fait qu’il est le fils d’une Grande-Prêtresse, Olympe BHÊLY-QUENUM a pu condenser, dans quatre jours de cérémonies, 70 ans de la vie de sa mère depuis son chevauchement et possession par le Vodún, son initiation, ses activités de Prêtresse-coryphée, de Grande-Prêtresse, commerçante, mère de famille, épouse près de son mari et des cinq autres femmes de ce dernier ».2
Roman salué un peu partout en Afrique, au Brésil, Jorge Amado désirait le faire traduire, aux USA, Kenneth Harrow a déclaré dans World Literature Today2 :
«Quarante et un ans après la parution de L’Enfant noir de Camara Laye, Olympe Bhêly-Quenum nous a donné la suite que Laye n’a jamais écrite. C’est la conclusion, non pas de l’histoire de la vie de l’étudiant qui a eu du succès et était parti faire fortune en France, mais le récit de la vie de sa mère restée en Afrique. C’est l’histoire de la jeunesse en Afrique de quelqu’un et de toute une génération de jeunes écrivains, celle des fameux romanciers des années 50 et 60 dont fait partie Bhêly-Quenum ».
Lors d’un congrès d’African Literature Association, Abioseh M. Porter, qui en est le Directeur, consacra une longue communication à ce roman. En Italie (Université de Milan) la thèse de Mme Anna Invernizzi intitulée Il Vudu’ nell’opera di Olympe Bhêly-Quenum3. est souchée sur Les Appels du Vodún..4
Au Bénin ( février 1993 à Ouidah), lors du Premier festival mondial des Arts et des Cultures Vodun auquel il assistait, Jorge AMADO m’avait dit :
« je souhaite que les mots et phrases africains soient écrits en langue africaine dans Les Appels du Vodoun » ; la même année, en septembre, à Saint Jacques de Compostelle, ( 60ème Congrès international du P.E.N Club), il déclara :
« Olympe, moi, je désire vraiment que dans Les Appels du Vodoun les mots, mêmes les phrases en fongbé ou en yoruba y figurent en fongbé et en yoruba, parce que ton livre véhicule des données précieuses et exceptionnelles que nous devrons connaître au Brésil aussi. »
Dans la nouvelle édition de ce roman, j’ai essayé de satisfaire au désir de mon très regretté Ami Jorge AMADO.